SMS ou e-mail « remboursement des impôts » : est-ce une arnaque ?
Dans la grande majorité des cas, oui. Ne cliquez pas sur le lien et ne donnez aucune information. Voici comment en être sûr.
Les messages qui circulent
impots.gouv : vous êtes éligible à un remboursement de 312,47 €. Confirmez vos informations avant 48 h : [lien]
Direction générale des Finances publiques : un trop-perçu vous sera reversé après vérification de votre carte bancaire : [lien]
Pourquoi c'est une arnaque
- L'administration fiscale ne demande jamais vos coordonnées bancaires ni votre numéro de carte par SMS ou par e-mail.
- Un vrai remboursement arrive tout seul, par virement sur le compte que les impôts connaissent déjà.
- Le lien mène à une copie du site des impôts, faite pour récupérer votre carte bancaire ou vos identifiants.
Le vrai fonctionnement
Pour savoir si vous avez droit à un remboursement, connectez-vous vous-même à votre espace particulier en tapant impots.gouv.fr dans la barre d'adresse, ou regardez votre dernier avis d'impôt.
Ce qu'il faut faire
- Ne cliquez pas sur le lien et ne donnez aucune information.
- Vérifiez vous-même sur impots.gouv.fr, sans passer par le message.
- Transférez le SMS au 33700 (gratuit) ; pour un e-mail, signalez-le sur signal-spam.fr.
Vous avez déjà cliqué ou payé ?
Pas de panique, mais agissez vite :
- Vous avez donné votre numéro de carte ou payé : appelez tout de suite votre banque (le numéro est au dos de votre carte) pour faire opposition.
- Vous avez donné un mot de passe : changez-le immédiatement, et partout où vous utilisez le même.
- Signalez un paiement frauduleux sur votre carte sur le service Perceval (service-public.fr), et portez plainte au commissariat ou à la gendarmerie.
- Pour être conseillé, appelez Info Escroqueries au 0 805 805 817 (gratuit, du lundi au vendredi) ou rendez-vous sur cybermalveillance.gouv.fr.
Page mise à jour en octobre 2026. Les informations viennent des sites officiels (service-public.fr, ameli.fr, amendes.gouv.fr, moncompteformation.gouv.fr, cybermalveillance.gouv.fr).